Voix
J’adorerais vivre...
Transcription de la vidéo
Description d’arrière-plan :Une photographie en noir et blanc représente un jeune homme, une hache à la main, se tenant sur une poutre d’une cabane en bois partiellement construite. Le titre est, « J’adorerais vivre… ». Une autre photographie d’un paysage recouvert de neige apparaît. Un skieur se tient dessous à gauche. Les arbres courbés forment de longues ombres.
Rode parle : Dans les années 1930, Gus Johnson a construit la cabane du Club Alpin sur le mont Seymour en utilisant des bûches tirées par des chevaux.
Description d’arrière-plan : Une photographie d’une cabane en bois terminée en hiver apparaît.
Rode parle : Une fois la structure terminée, les membres ont mis le toit, installé les fenêtres, le plancher et l’escalier. Quand j’ai commencé à y rester, j’ai construit d’autres couchettes en haut avec des côtés pour femmes et pour hommes.
Description d’arrière-plan : Une photographie représente un groupe d’environ quinze jeunes hommes et jeunes femmes qui se relaxent à l’intérieur de la cabane. Un des personnages a un accordéon.
Rode parle : En bas, il y avait une cuisine et une salle de séjour. Nous avions un gros chauffage à bois et un poêle en fonte dans la cuisine. Notre eau venait de la pompe et du puits à l’extérieur. En fait, nous y allions aux week-ends. Durant les soirées ont dansaient la danse carrée et jouaient des disques sur un Victrola, ont se rappelaient de vieilles excursions et en planifiaient de nouvelles.
Description d’arrière-plan : Trois femmes en vêtements de randonnée pédestre se tiennent dans la nature sur ces photographies des années 1930.
Rode parle : À l’Action de grâce, nous avions de la dinde pour le souper.
Description d’arrière-plan : Une table est couverte de pots et d’assiettes avec un groupe de gens assis autour. Un homme découpe la dinde.
Rode parle : La dinde rôtie venait du magasin Woodwards et nous l’avions montée à la cabane. Tous les ans nous avions une journée consacrée à couper le bois. Les femmes le compilaient ou bien allaient à la cueillette de myrtilles et faisaient des tartes.
Description d’arrière-plan : Une photographie animée représente un skieur glissant du toit de la cabane dans la neige qui descend vers le sol.
Rode parle : En hiver, nous avions parfois beaucoup de neige. Elle dépassait les fenêtres de la cuisine et nous devions monter sur le toit pour déneiger les cheminées. Il arrivait parfois que nous puissions skier du toit.
Description d’arrière-plan : Une photographie en couleur représente quatre personnes qui déneigent à la pelle par un jour ensoleillé. Un homme a de la neige jusqu’à la poitrine.
Rode parle : Au cours des années, la neige se poussait contre la cabane, c’est ce qu’on appelle « snow creep » et graduellement la cabane glissait vers le bas. À l’intérieur, nous avions un plomb qui pendait d’une pointe sur le mur jusqu’à une ligne de repère. Nous savions que la cabane s’était déplacée car le plomb avait bougé et les vitres des fenêtres étaient déviées. Nous devions donc monter sur le toit pour le dénneiger.
Description d’arrière-plan : Une photographie en couleur représente une femme descendant en rappel sur le côté de la cabane. On aperçoit une personne par la fenêtre.
Rode parle : Pendant l’été, nous pratiquions la descente en rappel à partir des fenêtres en utilisant un crochet que nous avions placé haut sur le mur. Nous utilisions des cordes, aucun équipement moderne.
Description d’arrière-plan : Des photos saisonnières apparaissent en séquence. On peut voir le poids de la neige rien que par l’allure des arbres qui ressemblent plus à des gens enneigés qu’à des arbres; à côté, une photographie prise l’été, un lac avec une parfaite réflexion des alentours boisés et rocheux; suivie d’une photo d’un lac avec une toile de fond de couleurs automnales qui apparaissent entre les arbres verts. La dernière photo représente les couleurs automnales le long du bord du lac.
Rode parle : Il y avait toujours quelque chose à faire, hiver comme été. De la cabane, nous allions en randonnées pédestres vers différents endroits sur la montagne. Nous avions plaisir à nous baigner dans le lac Mystery mais c’était toujours relativement froid. Nous avons baptisé certains endroits qui sont toujours utilisés aujourd’hui.
Description d’arrière-plan : Une photo en noir et blanc d’un paysage neigeux représente les collines de neige tracées de plusieurs pistes de ski. Celle-ci est suivie d’une photo de quatre skieurs qui mangent dehors entourés de leur équipement.
Rode parle : Nous avons eu de nombreuses super excursions au mont Seymour en suivant différentes routes et dans d’autres montagnes dans la région.
Description d’arrière-plan : Une photographie représente un homme se dirigeant vers une arête en pente, il porte ses skis sur les épaules.
Un endroit, Hoot Owl Ridge, nous avons descendu 2000 pieds en skis, c’est ce qu’on appelle maintenant ski de randonnée alpin. Nous avons passé tellement de bons moments sur le mont Seymour, j’aimerais tant les revivre.
Description d’arrière-plan : Une photographie tintée représente des collines ondoyantes et des arbres verts sporadiques pliés sous la neige, avec les collines et le ciel surlignés de couleur pêche. La photo disparaît pour retourner à la première image, celle de l’homme avec la hache se tenant sur une poutre d’une cabane en bois partiellement construite.
Remerciements : « I Would Love to Live... » a été écrit et développé par les bénévoles Doreen Armitage et Caroline Milburn-Brown du North Vancouver Museum and Archives, à la suite de nombreuses entrevues avec le pionnier du mont Seymour, Howard Rode. La vignette, qui représente les photographies de Howard Rode, a été créée durant un atelier du « Center for Digital Storytelling » en 2009. Il a été organisé par le soutien du projet du Musée virtuel du Canada, « Ascension vers les nuages : Histoire de l’alpinisme populaire en C.-B.
Musique : Five Card Shuffle Trio for Piano and Cello de Kevin MacLeod. http://www.incompetech.com/m/c/royalty-free/


